Après plusieurs jours à Tiru, nous devons faire nos adieux à la montagne sacrée. Nous sommes un peu émus de quitter ce lieu protégé par Shiva et chargé d'hisoires mystiques. Mais l'impatience de prendre enfin le bus, nous fait vite oublier notre nostalgie. En route pour l'aventure: espérons qu'il y ait de la place cette fois!
Alexander nous escorte jusqu'à la "bus station". Etant donné que ses parents habitent Pondichéry, il vient avec nous. Un amour d'Indien celui-là! Je crois bien qu'il nous à adoptés, et nous aussi d'ailleurs!
Ici, les bus sont sous la protection des dieux. D'où la frénésie hystérique des conducteurs du pays surement. Roulons, roulons, les dieux sont avec nous. Rien de grave ne peut nous arriver, sauf si c'est notre karma!
Donc, tout les matins, les chauffeurs font la pudja. C'est un rituel de prière et d'offrande. Lors d'une pudja (dire poudja), il est coutume d'allumer une bougie, de l'encens, de réciter quelques prières et de déposer des fleurs sur les portraits des dieux en offrande. La première chose qui nous à donc étonnée en montant, c'était tout ces tableaux de dieux accrochés à l'avant du bus, et les guirlandes de fleurs qui y étaient accrochées.
Et vous devez le savoir, les hindous ont une chose très caractéritique: leur point sur le front, entre les yeux. Et bien ceci fait aussi parti de la poudja. Dans les temples, quand les gens apport des offrandes aux dieux, les "prètres" (je ne sais plus leur noms) prient pour eux et leur marquent le front de cette poudre rouge ou blanche. Et bien, les bus aussi reçoivent régulièrement leur petite touche de couleur. On peut voir ici, à l'arrière du bus, un point rouge sur la carrosserie! Ici, tout le monde est béni!
Cette fois ci, nous réussissons à monter dans le bus. Des sièges sont réservés pour les femmes et d'autre pour les couples et les hommes. Et oui, ici, on ne se mélange pas! On se trouve des places à l'arrière. La télé (ami public numéro un) nous crie une série humouristique dans les oreilles. Tout le monde regarde et rigole en montrant ces dents. Le vent dans les cheveux , nous roulons à toute allure, secouée à la moindre bosse! Nous prennons les enfants sur les genoux pour faire de la place à tout le monde. Je pense qu'un bus à moitié vide n'existe pas en Inde, même au milieu de la campagne, il y a toujours autant de personne à vouloir monter. Et pour gagner du temps, le bus ralenti, et s'arrête à peine pour laisser les gens qui attendent sur le bord de la route, sauter dans le bus.
Les échanges se font par le sourire. Car entre la télé, le vent et les klaxons, il est dur de s'entendre, surtout quand on ne parle pas la même langue! Malgrè ça, on se comprend vite...

Au pied d'Arunachala, la montagne sacrée, se trouve un ashram. L'Inde est parsemée ici et là d'ashram. Ceux sont des lieux qui regroupent une communauté de fidèles autour d'un sage, ou de sa mémoire. Et toute la vie de l'ashram est bassé sur un mode de vie enseigné par un maître ou inspiré par celui-ci.
En fait, nous contournons de très loin la montagne.
grand Soleil qui chauffe et nous écrase de sa chaleur chaude! Fatiguées de notre bétise, Sophie, Isabelle et moi laissont les hommes (vaillants et ensorcellés par cette montagne) refaire le tour avec l'ensemble de la foule.