Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /Juin /2006 13:28

Après plusieurs jours à Tiru, nous devons faire nos adieux à la montagne sacrée. Nous sommes un peu émus de quitter ce lieu protégé par Shiva et chargé d'hisoires mystiques. Mais l'impatience de prendre enfin le bus, nous fait vite oublier notre nostalgie. En route pour l'aventure: espérons qu'il y ait de la place cette fois!

Alexander nous escorte jusqu'à la "bus station". Etant donné que ses parents habitent Pondichéry, il vient avec nous. Un amour d'Indien celui-là!  Je crois bien qu'il nous à adoptés, et nous aussi d'ailleurs!

Ici, les bus sont sous la protection des dieux. D'où la frénésie hystérique des conducteurs du pays surement. Roulons, roulons, les dieux sont avec nous. Rien de grave ne peut nous arriver, sauf si c'est notre karma!

Donc, tout les matins, les chauffeurs font la pudja. C'est un rituel de prière et d'offrande. Lors d'une pudja (dire poudja), il est coutume d'allumer une bougie, de l'encens, de réciter quelques prières et de déposer des fleurs sur les portraits des dieux en offrande. La première chose qui nous à donc étonnée en montant, c'était tout ces tableaux de dieux accrochés à l'avant du bus, et les guirlandes de fleurs qui y étaient accrochées.

 

Et vous devez le savoir, les hindous ont une chose très caractéritique: leur point sur le front, entre les yeux. Et bien ceci fait aussi parti de la poudja. Dans les temples, quand les gens apport des offrandes aux dieux, les "prètres" (je ne sais plus leur noms) prient pour eux et leur marquent le front de cette poudre rouge ou blanche. Et bien, les bus aussi reçoivent régulièrement leur petite touche de couleur. On peut voir ici, à l'arrière du bus, un point rouge sur la carrosserie! Ici, tout le monde est béni!

Cette fois ci, nous réussissons à monter dans le bus. Des sièges sont réservés pour les femmes et d'autre pour les couples et les hommes. Et oui, ici, on ne se mélange pas! On se trouve des places à l'arrière. La télé (ami public numéro un) nous crie une série humouristique dans les oreilles. Tout le monde regarde et rigole en montrant ces dents. Le vent dans les cheveux , nous roulons à toute allure, secouée à la moindre bosse!  Nous prennons les enfants sur les genoux pour faire de la place à tout le monde. Je pense qu'un bus à moitié vide n'existe pas en Inde, même au milieu de la campagne, il y a toujours autant de personne à vouloir monter. Et pour gagner du temps, le bus ralenti, et s'arrête à peine pour laisser les gens qui attendent sur le bord de la route, sauter dans le bus.

Les échanges se font par le sourire. Car entre la télé, le vent et les klaxons, il est dur de s'entendre, surtout quand on ne parle pas la même langue! Malgrè ça, on se comprend vite...

Par k-ouette - Publié dans : indelebilevoyage
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Lundi 5 juin 2006 1 05 /06 /Juin /2006 17:40

 

Certains s'en seront surement aperçu. Je vous ai inscrit, à votre insu, comme abonnés à ma news-letter. Alors, il vous suffit, de confirmer l'inscription (reçu pas mail), afin de recevoir mes nouveaux articles par l'intermédiaire de votre boîte e-mail.

Ce n'est peut-être pas une bonne manière de faire, mais tant pis pour vous, maintenant je fait partie de votre vie....

 

 

..hi, hi, hi, hi, hi, hi.........

 

 

..HA, HA, HA, HA, HA......

 

Par k-ouette - Publié dans : indelebilevoyage
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Lundi 5 juin 2006 1 05 /06 /Juin /2006 13:37

Problème technique résolu, je peux enfin vous écrire à nouveau un article avec des photos.Et en plus, comme je vous ai laissé des petites vacances, maintenant que vous êtes bien reposés, voici de quoi réfléchir en attendant l'été (enfin pas trop, il ne faut pas se prendre la tête)

Au pied d'Arunachala, la montagne sacrée, se trouve un ashram. L'Inde est parsemée ici et là d'ashram. Ceux sont des lieux qui regroupent une communauté de fidèles autour d'un sage, ou de sa mémoire. Et toute la vie de l'ashram est bassé sur un mode de vie enseigné par un maître ou inspiré par celui-ci.

L'ashram de Tiruvanamalaï s'appelle "Sri Ramanasramam. Il s'est construit autours d'un homme considéré comme l'un des plus grand sages de l'Inde: Sri Ramana Maharishi.

A 16 ans, Sri Ramana Maharishi est confronté à la mort et conclue que l'esprit  perdure tandis que le corps perd la vie. S'ensuivent alors des années de méditation. Et c'est dans une grotte de la montagne sacrée qu'il passera le plus clair de son temps à méditer.  Au tout début de sa vie spirituelle, il est resté des jours et des jours en méditation, laissant totalement son corps à la dérive. Ne s'alimentant pas et ne bougeant pas, son corps était de plus en plus affaiblit. Et on dit même, que quand les gens du village l'on retrouvé et decidé de le remettre sur pied, il commençait à avoir la visite de petits vers bien interressés pas ce gros tas de chair!

Suite à cette histoire, il ne laissa plus jamais son corps dépérire, et enseigna, à qui voulait l'écouter, la simplicité de la vie. "Il n'y a rien qu'il faut s'efforcer d'atteindre ou d'obtenir. Tout est déjà en notre possession."

La démarche de Sri Ramana Maharishi est une démarche positive. Il poursuit sans relache la conscience de soi. Il cherche à chaque instant, dans chaque acte, qui est en vérité celui qui vit, celui qui pense, qui agit, qui voit... Il est constament attentif à celui qui est là. Et à force de traquer ce "je" superficiel, tout le temps différent, ce "je" se retranche de plus en plus, jusqu'à disparaître et laisser la place au "je" essentiel, le Soi réel. "Ne méditez pas, soyez."

 

En fin de compte, les vies successives, les jours et les heures font partie d'un monde fugace et évanescent. Alors que l'essence même de la vie est immuable. Sri Ramana Maharishi nous dit : "Passe au delà des indentifications passagères, découvre en toi ce qui est libre et indépendant de tout ce qui change ou disparaît autour de toi et en toi"

"Ayez de l'  AMOUR pour tous, nul n'est autre que vous."

 

Après un séjour grand en rencontre (Alexander) et en spiritualité (Sri Ramana Maharishi) nous partirons pour Pondichéry en bus. En attendant, je vous ai laissé matière à réflexion...

  

Qu'elle est la condition de la femme en Inde?

Excusez moi, mais mes photos sont dans les cartons de déménagement, alors voici une sculture d'un artiste Indien (trouvé sur internet)

Alors comme je vous le disait au tout début de mon blog, la galanterie n'est pas monnaie courante en Inde. Je me rappelle d'un jour, où avec Isabelle, nous voulions prendre un escalier très étroit. Une seule personne à la fois pouvais l'emprunter. Nous attendions que certaines personnes descendent. Et quand nous aurions pu enfin monter, tout les hommes qui étaient derrière nous, nous sont passé devant. Et oui, les hommes passent avant les femmes, et dans tout les domaines!

Lors d'une promenade je parlais de la différence de condition des femmes entre l'Inde et la France à un prof indien. Il y avait alors de grosses lianes qui s'accrochaient aux arbres. Et il m'a dit: "Tu vois, la femme en Inde, c'est comme ces lianes, elles ont besoins d'un support (de l'homme) pour vivre." Je ne crois pas qu'il était d'accord avec cette condition, il m'a dit ça pour que je comprenne vraiment comment la majeure partie des indiens pensent. Et c'est vrai, que la femme, si elle n'a pas de mari, ou que celui-ci est décédé, devient un poid pour la société.

Profitez donc de votre féminité vous autre qui me lisez!

Par k-ouette - Publié dans : indelebilevoyage
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Dimanche 14 mai 2006 7 14 /05 /Mai /2006 16:26

 

Je vais d'abord répondre à Amélie qui est ma plus fidèle lectrice, et qui me demandait plus de détails sur les lépreux. Oui, oui, pour ceux qui ne la savent pas, vous pouvez me laisser des message en cliquant sur "commentaire" en bas de chaque page! Ca me ferais tellement plaisir de savoir que vous me comprenez malgrè mes fautes d'orthographe.

Pour te répondre très chère fidèle, en 2004, 64% des nouveaux cas de lépre recensés au niveau mondial résidaient en Inde! Ce qui représentait environ 260000 cas . Alors oui, ça fait beaucoup!

Mais le problème, c'est que la lèpre engendre la peur de la transmission et du coup désocialise les gens. Le gouvernement indiens et beaucoup d'associations, luttent pour changer les moeurs, et faire comprendre aux gens qu'il est possible de guérir de la lèpre et d'éviter les mutilations si elle est traitée dès le début des premiers symptômes. Mais les lépreux restent souvent à l'écart, surtout que cette maladie touche principalement les pauvres (dû à la proximité dans les bidonvilles, le manque d'higiène et la malnutrition).  Mais pas d'inquiétude, il est possible d'être en contact avec la maladie et ne jamais la contracter si notre corps est en pleine forme. 

Alors c'est vrai que parfois ça à été dur de les voir assis au bord de la route, avec des plaies et des handicaps que je ne souhaite à personne.Mais j'ai une petite histoire à vous raconter.

"Sur le bord de la route autours de la montagne sacrée, on a croisé un groupe de lépreux. Ils étaient trois: deux lépreux avec des mutilations aux pieds et aux mains, et une toute petite bonne femme, rongée par la maladie, sans jambes et avec tout juste de quoi tendre le bras. Et cette équipe réunie par la vie, respirait la joie de vivre et la bonne humeur. Dans leurs éclats de rire, ils n'ont même pas pensé à nous demander d'argent. Par contre, j'ai croisé le regard de cette femme toute  déformée, et là j'ai vu une telle force de vie, une telle simplicité d'un amour grand comme le monde, que je m'en suis retrouvée toute chose... Cette femme si petite qu'on aurait pu ne pas la voir, était d'une grandeur infinie."

Alors n'oublions pas que la vie est une source inépuisable de bonheur.

Par k-ouette - Publié dans : indelebilevoyage
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Lundi 8 mai 2006 1 08 /05 /Mai /2006 21:00

Malgrè le ravitaillement (bananes comme je n'en avais jamais mangées! et lait de coco), le soleil nous écrase, et nous multiplions les pauses dès qu'une excuse pointe son nez.

Un peu d'ombre, un saddhu fait la sièste et des singes jouent sur les sépultures d'un cimetière. On en profite pour s'asseoir (ici Phillipe) et prendre quelques photos. 

 

Un bambin nous interpèle et nous invite à un drôle de manège. Après avoir fait un voeux, il nous fait comprendre que l'on doit passer dans le tunnel de cette sorte d'hotel si l'on veux qu'il se réalise. Vu la façon enjouée dont il nous présente les choses, nous ne pouvons faire autrement que de nous exécuter. Après s'être bien fendu la gueule et nous avoir quelque peu ridiculisé, notre petit chef réclame quelques piécettes, et regagne son éternelle bonne humeur.

 

En fait, nous contournons de très loin la montagne.

 

Un peu près 10 km, qui nous semblent plus de 100. La journée nous suffira-t-elle?

 

 

 

Enfin, alors que le soleil commence à décliner, nous apercevons le bout de la route. Les bruits de la ville se font entendre. Et nous comprenons, les jambes encore  fourbues, que les hindous se sont préparés toute la journée pour le tour de la montagne sacrée qui à lieu cette nuit même!

Mais c'est bien sûr! On nous l'avait pourtant bien dit, c'est la nuit de la pleine Lune et non le jour de grand Soleil qui chauffe et nous écrase de sa chaleur chaude!  Fatiguées de notre bétise, Sophie, Isabelle et moi laissont les hommes (vaillants et ensorcellés par cette montagne) refaire le tour avec l'ensemble de la foule.

Il s'averera que la nuit, la musique, les chants et l'entrain populaire fut très bénéfique contre la fatigue de notre première tournée. Tant pis pour nous qui somme restées nous reposer au clair de Lune. C'était bien, même sans musique...

Qui sont les Saddhus?

Les Saddhus sont des personnes qui ont décidé de quitter famille, maison, bien matériel pour cheminer sur les chemins du sacré et de la spiritualité. Ils sillonnent l'Inde de lieux saints, en lieux saints, suivent un gurru (maître de spiritualité), se retirent en hermite...ect. Ils n'ont pour biens personnels que "chapelets", sandales(pour certains), vêtements (pour certains également) et objets sacrés. Il vivent de spiritualité mais surtout des dons (financier).

On les reconnait facilement car ils laissent pousser leurs cheveux et leur barbe, et s'habillent de orange. Mais la plupart des Saddhus sont en fait des mendiants qui  "se déguisent". En Inde, il est plus pratique de mendier en orange, qu'en bleu, c'est juste une question de couleur!...  Et puis pour méditer, il est préférable d'avoir le ventre plein et rien de tel qu'une photo contre une pièce, non?

Les vrais Saddhus, sont moins visibles que les faux, surtout pour les touristes! Mais on les aime bien quand même car on aime à croire qu'ils prient pour notre salut et la purification de notre esprit.

Par k-ouette - Publié dans : indelebilevoyage
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